[Test] Mercury Hg

Publié le par Mordraen

Dans la famille Mercury, je demande Mercury Hg, l'opus dédié aux plateformes de téléchargement de nos chères consoles de salon. Disponible depuis le 28 septembre 2011 uniquement sur Xbox Live Arcade et Playstation Network, le titre développé par les petits gars d'Eiconic Games porte la série à l'ère HD pour environ 5€. Bon plan?

La série Mercury c'est l'archétype du jeu d'adresse. Le joueur contrôle une boule de mercure, que nous appellerons « blob » par commodité, dans des niveaux de plus en plus alambiqués pour arriver au bout du tableau. Jusque là rien de bien original, non. Mais ajoutez une gestion du blob soignée grâce à la physique et à l'inertie, un système de couleurs que l'on doit utiliser à foison dans les mondes, ainsi que des items à récupérer un peu partout dans les niveaux et vous aurez un très bref aperçu des possibilités de gameplay de Mercury Hg. Car Mercury Hg a un véritable potentiel d'addiction, comme la plupart des jeux d'adresse. On se prend à se mettre au défi de notre record de temps dans les niveaux, à récolter tous les atomes (qui débloque de nouveaux niveaux) ou encore à ne perdre aucune goutte de notre cher blob de métal liquide.

Tout ça dans des tableaux qui regorgent souvent d'inventivité et qui développent des concepts de plus en plus complexes au fur et à mesure (attracteur, répulseur, accélérateur, ascenceur et je vous passe les autres mots en « -eur »...) Le joueur ne contrôle pas la boule de mercure mais le plateau, à l'image d'un Super Monkey Ball. Son inclinaison, liée au stick analogique gauche, vous permettra d'imprimer un mouvement plus ou moins vif dans la direction que vous souhaitez. Tandis que le stick droit permet de jouer avec la caméra autour du blob, pour mieux étudier le terrain. A noter, sur Playstation 3 l'utilisation de la fonctionnalité Sixaxis, pour les possesseurs de ces manettes spéciales, afin d'incliner le plateau de jeu à l'envie. C'est tout, rien de plus côté prise en main, le reste est entre les mains des level-designers et des concepteurs.

Du côté des spécificités de ce Mercury Hg, on retrouvera pas moins de 60 niveaux, répartis sur la classification périodique des éléments et classés par catégories (facile, moyenne, difficile) qu'il vous faudra débloquer en récoltant un certain nombre d'atomes dans les niveaux précédents. Rien de bien compliqué donc, mais là où ça devient intéressant c'est qu'à chaque fois que vous terminez un niveau, apparaît la feuille des scores (nombre d'essais au total, pourcentage du blob arrivé à bon port, temps passé dans le niveau et nombre d'atomes récupérés). Le tout vous donne un score total qui est ensuite comparé à tous les scores réalisés en ligne par les joueurs de Mercury Hg. Du coup, les amateurs de scoring seront ravis et s'amuseront un petit moment à essayer de battre leur propre record. En ce qui concerne les modes de jeu, en dehors du mode « campagne » sur la classification périodique de Mendeleïev, on s'intéressera au mode défi qui, comme son nom l'indique, vous met au défi de réussir les niveaux déjà explorés avec des difficultés supplémentaires (terminer trois niveaux d'affilée sans mourir, récupérer tous les atomes, ne pas perdre une goutte de mercure...) Rien d'extroardinairement difficile, mais c'est toujours sympa de les avoir. Les niveaux bonus sont eux aussi plus difficiles que les autres et on les débloquera tranquillement au fur et à mesure de l'aventure. Enfin, il faut aussi parler de l'aspect musical du jeu. On aura le droit à une bande son plutôt techno/électro, pas forcément désagréable, mais le jeu vous donne aussi la possibilité de jouer en écoutant vos propres morceaux enregistrés sur la console. On découvrira avec plaisir certains niveaux qui pulsent au rythme de vos chansons préférés. Plutôt sympa.

Au total, Mercury Hg reprend les acquis de la série et les porte en haute définition avec bonheur pour les fans de puzzle-games et de jeux d'adresse. On regrettera une durée de vie relativement courte, cinq heures grand maximum, mais qui pourra se décupler pour peu que vous aimiez le scoring. Un jeu qui passe agréablement le temps, mais qui n'a pas grand chose d'extraordinaire non plus.

 
Cet article a été écrit pour gaminfo.fr. Le site recrute alors n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil.

Publié dans Tests jeux vidéo

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