[Impressions] Elsword

Publié le par Mordraen

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On connaît la puissance phénoménale du free to play, modèle économique plébiscité par la plupart des MMORPG du moment. Certains n'ont pas d'autres choix que de rétrograder au free to play, mais d'autres font le choix dès le départ de fonctionner uniquement sur ce modèle. C'est le cas de Elsword, jeu développé par les Coréens de KOG Studios, qui nous propose un MMORPG free to play sous le signe du manga. Tout d'abord lancé en Corée en décembre 2007, ce jeu de rôle massivement multijoueur s'est lancé en France en septembre et nous avons eu l'occasion d'assister à une présentation presse du jeu à la Paris Games Week. De quoi vous laisser quelques unes de nos impressions!

Le look général

Elsword cherche tout d'abord à se démarquer de la concurrence féroce des autres free to play grâce à son visuel très reconnaissable. En effet, le look général du jeu s'inspire ouvertement du style manga, avec des couleurs vives, des traits marqués, des personnages « so kawaï » ou encore des onomatopées apparaissant à l'écran. Il faut bien avouer que c'est très réussi et que le visuel d'Elsword apporte un peu de peps à un genre trop souvent cloisonné aux univers de fantasy qui se suivent et se ressemblent.
De plus, à côté de la full-3D de la plupart des autres titres, les développeurs d'
Elsword ont choisi d'utiliser la modélisation 3D d'une manière plus particulière, en bâtissant leur monde autour d'un axe horizontal, à la manière des side-scrollers d'autrefois. On se déplace donc dans le monde de gauche à droite, de haut en bas et vice-versa. Attention, tout est bien modélisé en 3D, l'aspect 2D étant là pour encore mieux représenter l'inspiration manga. Très honnêtement, j'ai trouvé le visuel général du titre très accrocheur au premier abord. De quoi attirer une large population de joueurs de tous horizons.

Le système de jeu

Cet aspect side-scroller du titre impulse un choix de fond dans le gameplay du jeu qui ne peut plus capitaliser sur l'exploration d'espaces énormes. Elsword s'inspire largement du beat'em all plus que le genre MMO en lui-même. Un choix légitimé par l'inspiration manga du jeu qui le fait glisser vers le combat de nombreux ennemis. C'est une idée qui n'a rien de révoltant, j'ai même envie de dire que c'est assez frais et que, l'air de rien, on s'amuse très rapidement lors des combats. En effet, les développeurs ont fait le choix de limiter la difficulté d'accès du jeu, notamment dans les combats dont on peut se sortir avec deux ou trois touches.
Cela ne veut pas forcément dire que l'on ne peut pas s'amuser avec
Elsword à long terme, puisque, comme dans tout bon beat'em all qui se respecte, le jeu propose un système de combo qui vous aideront à vous débarrasser des adversaires. Du fun immédiat, donc, mais avec quelque peu de profondeur aussi.

L'entraide encouragée

Un autre trait intéressant de ce Elsword est l'insistance sur l'entraide entre les joueurs. En effet, si l'on peut progresser seuls dans les premiers donjons, les développeurs encouragent tout de même la formation de groupes (jusqu'à quatre). Et c'est notamment visible dans l'aspect maîtres/disciples qui apparaît dans le jeu. Un joueur expérimenté pourra en parrainer un autre débutant, l'aidant dans ses premiers pas dans le jeu, combattant avec lui dans les donjons. Quel intérêt? Les joueurs débutants progressent plus vite tandis que les maîtres, eux, reçoivent des objets, une fois que leurs disciples passent un certain niveau. Si bien que les joueurs expérimentés ont vraiment intérêt à aider leurs camarades.
C'est d'autant plus vrai qu'apparaît dans
Elsword une « barre de volonté » qui représente en gros quatre heures de jeu pour chaque joueur. Chaque joueur ne peut jouer « que » quatre heures par jour à Elsword. Mais un objet permet de se rajouter du temps de jeu, un objet très facile à récupérer si l'on aide ses disciples. D'où une dimension d'entraide vraiment encouragée dans le jeu de KOG Studios.

Des familiers en mode Tamagochi

On appréciera aussi le concept plus personnalisé des familiers des joueurs. En effet, chaque personnage a la possibilité d'élever un familier, appelé « bestiole » dans Elsword, qui grandira jusqu'à l'âge adulte via trois phases différentes : bébé, enfant, adulte. De plus, ces familiers, qui ressemblent beaucoup dans l'idée à des tamagochi, ont faim et il vous faudra les nourrir si vous ne voulez pas qu'ils commencent à nourrir des sentiments négatifs à votre encontre.
Il est d'autant plus nécessaire de prendre soin de vos amis à pattes que ceux-ci combattent à vos côtés! Et c'est là que l'inspiration
Pokémon entrent en jeu avec des familiers qui apprennent différentes attaques et qui, s'ils n'aiment pas leur maître, ne combattent pas correctement. De même, votre bestiole a un caractère, plus ou moins extraverti, qui va lui permettre de réaliser certaines emotes chères aux MMO (danser, voler, tout ce que vous voulez). Si votre familier ne vous aime pas, il aura tendance à ne pas trop vous écouter. A vous, donc, de vous faire aimer de votre petit compagnon afin qu'il vous aide au mieux.

Un free to play envahissant?

Tout ça c'est très bien, mais nous parlons bien d'un free to play. Et ce modèle économique a peut-être beaucoup d'avantages, mais il faut bien avouer que certains de ces free to play abusent un peu en obligeant réellement les joueurs à investir. Est-ce que c'est le cas dans Elsword?
Il a bien été précisé que tout le contenu du jeu était disponible à tous les joueurs. Toutes les quêtes sont donc ouvertes à tous les joueurs, aucun pack de quêtes additionnelles ne sera disponible via micro-paiement, ce qui est pourtant souvent le cas chez la concurrence. Un très bon point, déjà.
En revanche, le magasin en ligne proposera surtout des objets tout à fait cosmétiques pour mieux personnaliser votre personnage, ainsi que ces options de « confort » propres aux MMO : plus d'emplacement de personnages, la possibilité de changer de classe, et bien d'autres...
Enfin, sachez qu'
Elsword est un monde qui bouge et qui aime les événements de toute sorte. Il y a généralement un événement en jeu toutes les deux semaines. Durant ces événements, les joueurs auront accès à des quêtes supplémentaires, des soldes sur des objets... Par exemple, en ce moment, c'est l'événement Halloween qui met en vedette le familier de la sorcière que l'on peut acheter via le magasin du jeu.
Un modèle économique
free to play pour Elsword certes, mais sans trop limiter le contenu des joueurs qui n'utilisent que la version gratuite, un concept que trop peu de free to play mettent en pratique malheureusement...

Pour finir cet article d'impression, Elsword se place donc comme un MMORPG qui a déjà fait ses preuves en Corée et qui, à son arrivée en France, a beaucoup de potentiel. Un système de jeu plutôt bien huilé, un look très particulier et bien réalisé, une communauté qui ne demande qu'à grandir et un magasin en ligne qui ne vous oblige pas à passer systématiquement à la caisse. Des premières impressions ma foi très encourageantes qui demanderont à être précisées lors de notre test très prochainement!

Article écrit pour gaminfo.fr et publié le 31 octobre 2011

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