[Impressions] Borderlands 2

Publié le par Mordraen

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Près de trois ans après la sortie de Borderlands premier du nom, les développeurs de Gearbox Software s’apprête à lancer la suite de ce FPS déjanté. Prévu pour septembre, Borderlands 2 tentera de créer l’événement dans une fin d’année qui s’annonce d’ores et déjà chargée en sorties attendues. C’est dans ce contexte que 2K nous a invités pour tâter Borderlands 2 avec une heure et demi de jeu en compagnie de notre ami Salvador le Berserker que je compte bien vous raconter dans cet article d’impressions.

 

NB : La démonstration s’est déroulée durant une heure et demi (environ) sur un PC du futur avec la classe Berserker. Les screenshots nous ont été fournis par l'éditeur.

Rappelez-vous d’octobre 2009, lorsque Borderlands est sorti de l’écurie Gearbox Software. Borderlands plongeait le joueur dans un univers post-apocalyptique (comme on les adore de nos jours dans le jeu vidéo) appelé Pandora (rien à voir avec la planète des Schtroumpfs de James Cameron) en vue subjective dans la peau de différents personnages : Brick le Furieux, Lilith la Sirène, Mordecai le Chasseur et Roland le Soldat. Le FPS de Gearbox (notamment papa des Borthers In Arms et plus récemment de la déception Duke Nukem Forever) prenait aussi à son compte des mécaniques de jeu héritées du MMO – le monster-bashing avec des monstres intuables si leur niveau était trop élevé, le système de looting avec différentes couleurs symbolisant la rareté de l’objet dropés… Bref, Borderlands avait su marqué les esprits. Et c’est en septembre prochain que Borderlands 2 débarquera chez nous et c’est avec une certaine impatience que je suis sorti de cette présentation clé en main du jeu.

En terrain connu

La première chose qui frappe quand on débute dans Borderlands 2 c’est la continuité de l’univers graphique. Borderlands premier du nom avait fait le pari d’un FPS entièrement en cell-shading et c’était pour le moins réussi. Même chose pour sa suite qui se contente d’affiner un peu plus les détails sans pour autant nous coller une sacrée tarte (rappelons tout de même que la présentation a eu lieu sur PC, sur un écran d’une trentaine de pouces avec peu de recul). Une chose est sûre, on ne s’aventurera pas en terrain inconnu avec l’aspect visuel de Borderlands 2 et c’est tant mieux!

L’ambiance elle aussi jouit d’un travail extraordinaire. La présentation s’est déroulée en partie dans une ville qui fait office de hub central dans lequel le joueur va pouvoir récupérer ses missions, acheter et vendre des objets ou tout simplement parler avec les personnages non-joueurs. Le design de cette ville (qui n’est pas spécialement énorme) est bourré de détails, en flânant dans les ruelles sombres et sales, on pourra découvrir des personnages non-joueurs en train de se charier, d’autres en train de prendre un verre. Bref, la vie est partout dans ce hub central. De plus, Borderlands avait marqué par son univers déjanté et ses personnages fous à lier. Borderlands 2 continue dans cette voie avec des introductions de personnages secondaires complètement tarés et c’est un pur bonheur de les découvrir.

Je me rappelle par exemple d’une longue mission durant laquelle notre personnage exécute les ordres d’une petite fille assez capricieuse et ô combien cruelle. La petite a tout simplement envie d’organiser une réception et pour cela il va nous falloir récupérer ses peluches et capturer un ennemi dont la torture fera office de plat de résistance. Déjanté ? C’est le moins que l’on puisse dire et franchement c’est ce genre d’ambiance, sans prise de tête ni de sérieux, qui manque parfois à certains jeux. L’univers violent et cruel de Pandora ne plaît peut-être pas à tout le monde mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a du caractère. Pour toutes ces raisons, Borderlands 2 s’inscrit dans la continuité de son illustre ancêtre et les fans adoreront.

Une interface remaniée

Les développeurs de Gearbox Software ont aussi insisté sur l’interface de Borderlands 2, qui a évolué dans le bon sens, même sur PC (bon, on sent quand même que certains aspects de l’interface sont aussi une main tendue vers les joueurs consoles). L’interface de Borderlands 2 se construit sur plusieurs volets qui permettront d’accéder tour à tour à la carte, à l’inventaire, aux différentes améliorations et autres caractéristiques de personnages. On navigue assez facilement (en tout cas mieux que dans l’original) et on s’y retrouve assez rapidement.

Cette nouvelle interface donne aussi la possibilité de customiser l’aspect de son personnage avec des objets cosmétiques superflus certes mais qui permettront de différencier vos personnages dans le mode coopération (que je n’ai malheureusement pas pu tester dans cette présentation). A noter qu’au début de votre aventure, un nombre assez restreint d’objets est mis à votre disposition, tout simplement parce que le jeu vous permettra d’en débloquer au fur et à mesure au cours de votre aventure (et il y aura certainement des DLC cosmétiques, même si un développeur m’a dit que non). A noter aussi que les objets que vous débloquer avec un personnage seront aussi disponibles pour les autres personnages de votre partie (par exemple, vous avez une Lilith niveau 12, lorsqu’elle débloquera un objet, celui-ci sera aussi disponible pour votre Mordecai niveau 25). Cet aspect commun entre les différents personnages de votre partie est aussi poussé, dans Borderlands 2, par le coffre secret de Claptrap qui vous permet, avec Salvador par exemple, de déposer un objet et de le récupérer dans votre sauvegarde avec Lilith. C’est particulièrement intéressant dans la mesure où vous pouvez récupérer certaines armes rares pour la classe Sirène et en profiter plutôt que de la vendre.

Borderlands 2 a aussi mis en place un système de « badass points » sorte de hauts faits liés à des objectifs spéciaux parfois totalement barrés (du genre, tuer 10 rats) qui débloquent des points que vous pourrez ensuite répartir pour l’amélioration de votre personnage. Cette amélioration, tout à fait classique d’un RPG, se déroule dans une triple arborescence de capacités passives ou actives qui détermineront les spécialités de votre personnage. A vous de voir comment vous souhaitez jouer tel ou tel personnage et quel est votre style de jeu favori. Cela dit, si vous vous trompez ou que vous commencez à vous ennuyer d’un certain style de jeu, pas de panique. Il vous est possible (moyennant finance, a priori) de « reset » un personnage et ainsi de répartir une nouvelle fois tous vos points de compétences, ce qui peut être très intéressant plutôt que de recommencer un personnage depuis le début !

Des armes par centaines

Dernière chose avant de m’en aller précommander le jeu, Borderlands 2 souhaite diversifier encore plus son offre d’armes et on comprend comment avec cette présentation de différentes armes élémentales. On connaissait déjà les armes incendiaires (qui provoquent des dégâts sur la durée et font mourir les ennemis à petit feu) les armes électriques (qui infligent des dégâts supplémentaires aux boucliers) et les armes corrosives (qui infligent des dégâts supplémentaires aux armures). Mais il va désormais falloir compter avec les armes de type « slag » dont le maniement est intéressant. En effet, une fois que vous avez « slaguer » un adversaire, celui-ci devient beaucoup plus vulnérable aux armes qui n’ont pas l’élément « slag ». En gros, vous tirer sur un adversaire une rafale de slag et vous changer d’arme pour un double effet kiss-cool qui va lui faire mal aux dents. Ajoutez-y des mods d’armes et autres mods de bouclier et vous aurez en effets des milliers d’armes et de possibilités de massacrer vos adversaires.

En un mot comme en mille, cette présentation de Borderlands 2 sent bon, très très bon. Avec une interface remaniée, de nouvelles possibilités de gameplay, un univers toujours aussi déjanté et un plaisir de jeu intact, Borderlands 2 s’annonce comme un FPS qui va compter en cette fin d’année 2012 ô combien chargée. Et il serait vraiment dommage de rater Borderlands 2 et sa générosité. Les fans du premier peuvent d’ores et déjà s’attendre à un must tandis que ceux qui n’adhéraient déjà pas au style pourront passer leur chemin.

Cet article a été écrit pour Gaminfo.fr, qui m'a laissé la chance d'aller à cette présentation. Le site recrute donc n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil et à proposer vos services si ça vous intéresse.

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