[Critique] Toast

Publié le par Mordraen

Toast affiche

Bien qu'il reste globalement inconnu en France, Nigel Slater est un véritable phénomène en Grande Bretagne. Ce chef cuisinier est en quelque sorte le Maïté britannique. Ses livres de cuisine se vendent comme des petits pains. De même pour son journal autobiographique, Toast – the story of a boy's hunger où il raconte ses souvenirs d'enfance et comment il est arrivé à devenir chef. C'est donc tout naturellement que son livre se trouve adapté avec Toast, un biopic qui se concentre sur l'enfance du chef et la naissance de sa vocation.

 

Dans les années 50, Nigel Slater, 10 ans, vit dans une petite ville près de Birmingham avec ses parents. La petite famille vit chichement, en raison de la maladie de la mère et de son incapacité à cuisiner correctement. D'où le plat récurrent qui donne son titre au film : des toasts. Nigel rêve donc d'autres horizons culinaires et c'est tout naturellement qu'il tente sa chance en cuisine. Mais ses tentatives pleines de bonne volonté tombent mal face aux réflexions désobligeantes de son père.

On retrouvera Nigel quelques années plus tard, quand il se confronte à sa belle-mère, Joan Potter, véritable fée du logis, qu'il admire pour ses qualités de cuisinière mais qu'il déteste pour oser vouloir remplacer sa mère. En choisissant la cuisine comme échappatoire, Nigel va initier avec sa belle-mère un véritable combat qui va se jouer à coup de tarte au citron meringuée et autre douceur.

Choisissant de se concentrer sur les jeunes années de Nigel Slater, Toastrévèle ses qualités dans la description juste et précise de l'enfance, ses traumatismes et ses déceptions. Plus qu'une biographie, Toastressemble à un récit initiatique qui va révéler au jeune Nigel sa vocation.

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Dans le rôle principal, on découvre pour la première fois le jeune Oscar Kennedy. Du haut de ses douze ans, celui-ci révèle un sérieux impressionnant dans son jeu. Freddie Highmore reprend le rôle de Nigel adolescent. Ayant enfin pu s'échapper de la saga Arthur et les Minimoys, on le découvre bien grandi et tout aussi capable, malgré un personnage assez tacite. Quant à Helena Bonham Carter, qui joue la belle-mère du jeune homme, elle est tout bonnement excellente dans ce rôle parfois grotesque de femme de ménage qui réussit à séduire un homme grâce à ses qualités au foyer.

Au final, Toast n'est pas un film aussi léger qu'on pourrait le croire en regardant la bande-annonce. Ni larmoyant ni vraiment drôle, Toast alterne les émotions contradictoires sans jamais choisir entre le drame et la comédie. Si bien que le tout demeure assez plat en terme d'émotions. On notera çà et là de bonnes idées de réalisation de la part de SJ Parker, une réalisatrice surtout connue pour travailler pour des séries télé. Mais l'effort de réalisation n'est pas soutenu tout au long du film malheureusement. On retiendra surtout Toast pour sa description assez juste de l'opposition parent/enfant. Reste un film plutôt correct qui ne marquera cependant pas les mémoires.

 

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Critique écrite pour Cinéwebradio.com 

Publié dans Critiques cinéma

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