[Critique] Omar m'a tuer

Publié le par Mordraen

 

Omar m'a tuer affiche

 

Une affaire tristement célèbre. Tellement connue que certains en connaissent la phrase le plus emblématique sans pour autant savoir de quoi il en retourne vraiment. Cet « Omar m'a tuer » écrit en lettres de sang n'a pas terminé de choquer la France. Il était donc certain que, tôt ou tard, quelqu'un s'en empare pour faire un film. C'est Roschdy Zem qui en tire son deuxième film, avec un Sami Bouajila au sommet de son art.

 

 

 

 

Juin 1991. Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa maison de Mougins, abattus par des coups de couteau. La première chose qui frappe les esprits de la gendarmerie, ce sont ces inscriptions ensanglantées sur la porte : « Omar m'a tuer ». Très vite, les soupçons se concentrent autour de la même personne. Omar Raddad, le jardinier de Madame Marchal. Ses origines marocaines n'aident pas le processus judiciaire à le voir innocent et, sans autre preuve, il est emprisonné.

 

Omar m'a tuer retrace le parcours d'Omar Raddad(Sami Bouajila) et de Pierre-Emmanuel Vaugrenard (Denis Podalydès) un écrivain qui a décidé d'écrire un livre pour tenter de sauver Omar Raddad, dont il est persuadé de l'innocence. Entre une enquête nécessaire à la récolte d'information pour l'académicien engagé et le parcours semé d'embûches du personnage principal, fragile et simple, le film de Roschdy Zem acquiert une dimension bien plus personnel qu'un simple téléfilm policier.

 

Pendant une heure vingt, Omar m'a tuer va multiplier les scènes absolument bouleversantes, parfois crève-cœur, tandis que le processus judiciaire bat son plein. Si le personnage de Vaugrenard et l'intrigue de son enquête ne paraisse pas forcément nécessaire à première vue, on se rend vite compte que le film se permet ainsi des respirations bien entretenues afin de laisser le public assimiler les multiples éléments de l'enquête.

 

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Et bien entendu, Omar m'a tuer ne serait absolument rien sans la performance magistrale de Sami Bouajila qui parvient à endosser le personnage comme personne. C'est bien simple, certaines scènes, si elles ne vous tirent pas des larmes, vous serreront la gorge tant l'émotion est forte. Et c'est bien ce qu'il y a de plus puissant dans le film de Roschdy Zem, ce sens de l'émotion qui n'en fait pas des tonnes, qui vous touche directement, sans détour.

 

En plein dans le mille. Le pari de Roschdy Zem était risqué : réussir à transcrire une affaire qui a fait couler tant d'encre dans un film et attirer les foules de spectateurs. Si j'ai encore des doutes quant aux capacités du film à faire déplacer les spectateurs, on pourra tout de même dire que le réalisateur réussit à livrer un film bouleversant par bien des aspects. Très honnêtement, aller voir Omar m'a tuer, vous en ressortirez ému.

 

Source vidéo et photos : Allociné

 

L'appréciation de la Bobomb :

 

Note critique - Bobomb joyeuse

 

 

J'avoue que j'appréhendais clairement la sortie du film. Il est difficile de transcrire une affaire aussi complexe dans un long-métrage. Mais Roschdy Zem s'y est attaqué par le bon bout : l'émotion. Et il faut bien avouer que, sur ce point, Omar m'a tuer est vraiment réussi. Que dire de plus? Allez le voir, c'est la fête du cinéma en ce moment!

 

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Publié dans Critiques cinéma

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