[Critique] Oh My God!

Publié le par Mordraen

 

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Parfois, en découvrant le concept de certains films, on se dit «Ah oui, quand même, il fallait y penser». C'est exactement ce qui s'est passé avec Oh My God!, de son titre original Hysteria, qui nous propose de revivre la fin du dix-neuvième siècle à Londres, au moment où un inventeur fou a créé le tout premier vibromasseur.

 

 

Le jeune docteur Granville est un idéaliste. Il a écumé les hôpitaux et les hospices de Londres dans l'espoir de pouvoir aider au mieux ses patients. Mais il a vite compris que les médecins qui pratiquent dans ces endroits sont plus des bouchers qu'autre chose. Fatigué, il cherche un moyen d'exercer sa science dans un seul but : soigner le patient sans le blesser. C'est à ce moment qu'il trouve un drôle de poste dans un cabinet spécialisé dans le traitement des femmes atteintes d'hystérie. Granville va apprendre à soulager ces femmes hystériques avec des méthodes plutôt musclées.

 

Dans l'optique de «soigner» ces femmes plus efficacement et plus rapidement, un ami bricoleur va fabriquer un objet révolutionnaire, ce fameux plumeau que l'on peut voir dans la bande-annonce. La méthode va connaître un engouement terrible auprès des londoniennes. La première chose que l'on se dit en découvrant un concept comme celui-ci, c'est qu'il est difficile d'en faire un film autrement qu'en le tournant dans le genre de la comédie. C'est précisément le choix qui a été fait avec Oh My God! où le but est clairement de faire rire le spectateur en lui présentant bon nombre de situations cocasses. On reste donc très gentillet, ne vous en faîtes pas pour ça.

 

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Apparemment, la seule intrigue de la création de cet objet n'aurait pas suffi à faire un film qui tenait la route. On aura donc le droit à une sous-intrigue sociale par le biais du personnage de Maggie Gyllenhaal, sorte de Mère Thérésa œuvrant dans les bas quartiers de Londres un monde meilleur. Et c'est donc tout logiquement que s'ajoute une histoire d'amour avec ce personnage et Granville. Très classique, mais ça permet de montrer autre chose que le cabinet du docteur, ce qui n'est pas forcément un mal. On regrettera simplement que le côté social du film soit si tranché (soit on est pauvre, sympathique mais désœuvré, soit on est riche, cynique et avare).

 

Un joli casting pour cette comédie avec Hugh Dancy, naïf et maladroit dans le rôle principal et Maggie Gyllenhaal, dans son rôle de femme un peu brute mais charmeuse. On retiendra surtout Rupert Everett, très drôle, ne serait-ce que pour ses nombreuses répliques et son élégance toute décalée.

 

Pour finir, Oh My God! est de ce genre de films qui se consomment sans modération, entre ami(e)s, avec de bons moments de rigolade, mais dont on ne se souviendra pas plus que ça dans quelques mois. Tout simplement parce que c'est sympathique, ça sert son propos comique, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

 

Note critique - Bobomb mitigée

Publié dans Critiques cinéma

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