[Critique] Le Chat du Rabbin

Publié le par Mordraen

 

Le Chat du Rabbin affiche

 

Avant d'être un réalisateur primé aux Césars pour son premier film Gainsbourg, une vie héroïque, Joann Sfar était aussi auteur de bande dessinée, notamment avec sa série Le Chat du Rabbin. Il profite aujourd'hui de l'ouverture qu'il a dans le cinéma pour l'adapter sur grand écran, avec Antoine Delesvaux, pour un film d'animation en 3D relief.

 

 

 

 

En Alger, tout le monde connaît le chat du rabbin. Mais, lorsqu'il se met soudain à parler, comme vous et moi, un drôle de dilemme se pose pour le rabbin. En effet, le félin tient des propos blasphématoires. Il faut donc l'éloigner de sa fille, Zlabya, ou bien le convertir à la religion juive, ce qui n'est pas une mince affaire, croyez-moi. Plus tard, le rabbin va se mettre en tête de rencontrer une communauté juive qui vit en Ethiopie. Il emmènera donc son chat, pour lui faire voir du pays.

 

Le Chat du Rabbin se construit clairement en deux parties, sans doute correspondant à deux tomes de la bande-dessinée de Joann Sfar. D'une part la mise en place des personnages et d'autre part, l'expédition qui en emmènera certains au fin fond de l'Afrique. C'est d'ailleurs un petit peu dommage qu'on abandonne certains personnages, par la même occasion, des personnages qu'on nous avait longuement introduit auparavant. D'ailleurs, malgré son heure quarante de film, Le Chat du Rabbin pourra paraître un peu longuet par moments, avec des scènes légèrement en deçà du reste.

 

En revanche, il faut bien avouer que le thème du film reste étonnamment bien traité. En effet, il n'est pas spécialement facile de parler de religion au cinéma. Du moins, j'ai, personnellement, du mal quand on me sert cette soupe là. Eh bien, Le Chat du Rabbin s'en sort avec les honneurs en traitant le sujet avec humour. Si bien que tout le monde en prend pour son grade sans que le film prenne réellement parti. Le personnage du chat, d'ailleurs, est un des moteurs comiques du film et, il faut le dire, il est très réussi, grâce à de nombreuses répliques cinglantes qui réussissent à mettre à mal les pensées parfois bornées de certains hommes.

 

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La réalisation visuelle n'est pas en reste puisque Le Chat du Rabbin reprend la patte graphique de son ancêtre fait de papier. Là encore, il y a des chances que certains n'aiment pas. Mais le dessin apporte un style très original qui fait ressortir le film au milieu des autres films d'animation. Cependant, j'aurais quelques réserves quant à certaines scènes qui, de façon plus ou moins expliquées, se permettent de changer le style visuel. Il y en a une où c'est légitime mais aussi d'autres qui changent de style sans réelle explication. Etrange...

 

Au final, Le Chat du Rabbin est un film réussi visuellement mais qui pêche un peu par sa narration en dents de scie. L'effet 3D relief est, pour une fois, bien ressenti mais ne légitimera pas une place plus chère, tandis que le style graphique pourra ne pas plaire. Toujours est-il que ce n'est pas facile de traiter de la religion au cinéma et que le film adapté de l'œuvre de Joann Sfar s'en sort à merveille.

 

Source vidéo et photos : Allociné

 

L'appréciation de la Bobomb :

 

 

Note critique - Bobomb joyeuse

 

J'ai bien aimé Le Chat du Rabbin même s'il n'est pas sans défaut, il m'a fait passer un bon moment. C'est suffisant pour ressortir la Bobomb joyeuse des cartons!

 

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Publié dans Critiques cinéma

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