[Critique] L'Apprenti Sorcier

Publié le par Mordraen

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    Cela faisait depuis fin mai que les productions Bruckheimer n’avaient pas envahi nos écrans. Après une adaptation franchement pas si mauvaise que ça du jeu vidéo Prince of Persia, voici un tout autre monde à explorer : celui de la sorcellerie. Et quoi de mieux pour évoquer la sorcellerie que de s’inspirer d’une de scènes les plus mythiques de Fantasia (1940), le film d’animation des studios Disney? C’était un étrange pari à faire mais, à l’évidence, il est plutôt réussi.

    Vous souvenez vous de cette scène de Fantasia où Mickey Mouse joue un peu trop avec la magie et rend littéralement un château fou, tout ceci aidé par la magnifique musique de Paul Dukas : L’Apprenti Sorcier? Eh bien c’est la principale source d’inspiration du film dont nous parlons aujourd’hui. En effet, une des scènes de L’Apprenti Sorcier est un hommage resplendissant au film d’animation de 1940. A côté de cela, tout a dû être brodé afin de créer un film entier.
    On y retrouve un Nicolas Cage qui campe Balthazar, un sorcier qui a connu bien des siècles dans sa quête de celui qui pourra tuer Morganne, dont le corps est prisonnier dans un artéfact magique. Et c’est de nos jours que sa quête s’achève, au moment où il trouve un jeune homme dont la puissance magique enfouie au fond de lui est incroyable. Mais j’oublie le maléfique Horvath qui cherchera par tous les moyens de s’emparer de l’artéfact en possession de Balthazar afin de libérer Morganne et faire sombrer le monde dans le chaos.

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    La mise en place d’un monde magique au XXIème siècle permet à L’Apprenti Sorcier de déchainer un torrent d’effets spéciaux impressionnants. Comme d’habitude avec les productions Bruckheimer, on donne dans le grand spectacle. Le film enchaine habilement des séquences d’action bien maîtrisées, du fun bien rôdé et une intrigue amoureuse obligatoire de nos jours. Le tout se mêle aisément dans un film d’autant plus réussi.
    Mention spéciale aux acteurs qui font vivre avec un plaisir visible tout ce monde. Jay Baruchel est la véritable surprise de ce film, avec un rôle de jeune loser qu’il incarne avec brio. Nicolas Cage se révèle excellent en mentor déjanté. Le couple principal est très drôle, composé de David, qui n’a rien demandé à personne et qui voudrait bien retourner à sa science physique, et de Balthazar dont l’idée fixe est de former son apprenti à l’Art magique.

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    Finalement, on se retrouve en face d’un blockbuster rôdé au millimètre près. Un monde enchanteur, des situations propices à une profusion d’action, des purs moment comiques et l’intrigue amoureuse. Tout est là pour faire de ce voyage initiatique un film agréable à regarder, avec ses moments de tensions et de relâchement. C’est avec grand plaisir qu’on entre dans ce monde magique et c’est avec une légère sensation de trop peu que l’on voit débuter le générique de fin. C’est plutôt bon signe et, à vrai dire, cet Apprenti Sorcier pourrait très bien être le début d’une nouvelle série que Bruckheimer sait si bien nous concocter.


    L’Apprenti Sorcier se place indéniablement dans le cercle plutôt fermé des meilleurs films de l’été. Relativisons tout de même l’influence de Fantasia qui est plus une espèce d’hommage (et sans doute aussi de piste marketing) qu’autre chose. Toujours est-il que c’est un film fort agréable qui nous est servi là, pourquoi le nier? Et finalement, c’est tout ce qu’on peut demander, du plaisir. On ne peut qu’en redemander.

Source photos et vidéo : Allociné

                                    Mordraen

Publié dans Critiques cinéma

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