[Critique] Blanche Neige (Tarsem Singh)

Publié le par Mordraen

Blanche Neige affiche

 

Il était une fois un monde merveilleux où les villageois ne faisaient que danser et chanter. Le roi et la reine eurent une fille d'une grande beauté qu'ils appelèrent Blanche Neige. Mais lorsque la méchante belle-mère prend le pouvoir à la mort du roi, elle enferme Blanche Neige au château et convainc tout le royaume de son incapacité à régir un jour ses terres. Le jour des dix-huit ans de la belle Blanche Neige, celle-ci découvre qu'elle est en réalité la reine et que la belle-mère fait tout pour empêcher sa destitution. Mais les caisses sont vides et la reine se met en tête de se marier avec un riche et beau prince pour pérenniser son règne. C'était sans compter la rencontre de ce prince avec Blanche Neige.

 

 

La mode est à la reprise des contes célèbres en ce moment. Cette année sera celle de Blanche Neige avec pas moins de deux réécritures du conte des frères Grimm depuis vu et revu au cinéma. En avril, c'est Tarsem Singh (réalisateur des mauvais Immortels en  fin d'année dernière) qui s'y colle avec sa vision pseudo-moderne de ce conte traditionnel.

Ici, l'angle choisi est celui de la comédie. Et l'on sait à quel point il est facile de passer dans la comédie en décalant ne serait-ce qu'un peu le propos d'un conte ou d'une légende. Le Blanche Neige de Singh (ou Mirror, Mirror en VO) se permet la comédie avec de nombreux gags, humour de répétition et de situation.

C'est là que l'on comprend que le film est résolument destiné à un public jeune, tant le comique se résumé à ces procédés ma foi relativement efficaces mais peu inspirés. Certaines situations feront sourire, évidemment, mais on aurait cru cette adaptation-comédie plus drôle et efficace. Au-delà de ça, Tarsem Singh nous offre finalement du très classique dans l'approche. Pas révolutionnaire pour deux sous.

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Julia Roberts livre une belle-mère mégère certes inattendue mais pas suffisante pour rester dans les mémoires tandis que Lily Collins crève l'écran plus par la taille de ses sourcils que par sa beauté... Armie Hammer, qui commence à percer depuis The Social Network, a dû bien s'amuser à jouer le toutou amoureux mais va certainement ce traîner cette casserole pendant un moment. Enfin, que de talent gâché avec un Sean Bean quasiment pas utilisé. Un casting intéressant qui aura été clairement gâché par un film qui pêche par paresse.

On aurait aussi pu se rattacher à la modernité supposée du film qui crie sans arrêt sa volonté de rétablir la femme dans le schéma classique du prince charmant et sauveur. Mais force est de constater que cela fonctionne assez mal et que ce n'est qu'un prétexte au bon mot. Du coup, il ne reste plus à cette Blanche Neige version 2012 que ses jolies images de château merveilleux et son design baroque. C'est bien peu pour sauver un film qui ne restera clairement pas dans les annales tant on a l'impression qu'il n'est là que pour concurrencer l'autre film Blanche Neige qui m'a l'air tout de même plus prometteur dans son approche blockbuster.


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Publié dans Critiques cinéma

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