[Critique] Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

Publié le par Mordraen

 

Abraham Lincoln Chasseur de Vampire affiche
Il y a des projets qui ont du mal à convaincre lorsque l'on évoque leur scénario. Toutefois, quand on leur lie le nom de Tim Burton, bizarrement, il devient difficile de les négliger. C'est un peu l'histoire de Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires qui, avant le Lincoln historique de Steven Spielberg, se paie la tête d'un des présidents les plus connus des Etats-Unis. L'idée ? Abe était dans sa prime jeunesse un chasseur de vampires émérite dont la cause a influencé tout le parcours politique. Si ça ce n'est pas too much, on se demande ce qui l'est !

 

 

Au dix-neuvième siècle, à un des tournants de l'Histoire américaine, vivait Abraham Lincoln, un jeune homme épris de liberté et farouchement opposé à l'idée qu'un homme peut réduire un esclavage un autre homme. Ivre de vengeance à la mort de sa mère, tuée par un vampire, Abe va choisir la cause des tueurs de suceurs de sang. Il sera formé par un des assassins les plus efficaces du pays, ce qui lui procurera force et détermination. Mais, pris par son désir de vengeance, Abraham Lincoln va mettre le pied dans une lutte bien plus dangereuse et globale qu'il l'avait imaginé.

 

Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires a tout de l'uchronie de grand spectacle. « Changeons l'Histoire pour la rendre plus fun, que Diable ! » C'est précisément ce que les scénaristes et les producteurs du film ont eu envie de faire en modifiant à loisir l'histoire d'un de leur président les plus connus. Tout ça pour livrer au public du grand spectacle tel que Hollywood en a la science.

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Dès lors, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires n'aura de cesse d'offrir des scènes de combats chorégraphiés au millimètre, des courses poursuite et de l'action bourrée d'effets spéciaux. Tout ce qu'il faut pour engendrer un blockbuster en suçant un scénario qui bat de l'aile jusqu'à la moelle. Ce qu'il y a de plus étonnant c'est le fait que l'avalanche de combats abusant de poses et de ralentis provoquera un certain plaisir.

 

C'est bien la magie du too much. Malgré un scénario, avouons-le, des plus élémentaires (malgré la tentative assez vaine de liaison entre l'Histoire réelle et la fiction) Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires saura se laisser apprécier par ceux qui ne recherchent qu'un divertissement sans prise de tête. Notons cependant que parmi ses nombreux effets spéciaux, le film montrera de un certain nombre de faiblesse d'animation, de design et de finitions...

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Au final, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires n'est pas la bouse sans nom à laquelle je m'attendais. J'ai découvert un film à l'action chorégraphiée avec succès, c'est bien ce qui l'a sauvé à mes yeux. Hormis le plaisir certain que j'ai pris devant ce divertissement décérébré, il n'en va pas moins que son scénario et la médiocrité de certains effets pourra en rebuter plus d'un. Un film que je conseillerais plus pour une soirée DVD qu'une soirée cinéma.

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Publié dans Critiques cinéma

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